Mon expérience professionnelle tout autant que ma formation sont orientées vers la recherche-action: sur l’articulation “sociologie/eau/développement durable” et l’approche pluridisciplinaire de l’eau et du risque. Dans un contexte mondial marqué les phénomènes de pénuries, l’eau est devenue un enjeu majeur de développement. Aborder ce probléme suppose la prise en compte des questions du risque et de changement institutionnel liès à la gestion de l’eau. Ainsi, les choix socio-techniques, la perception et l’adaptation au risque, les inégalité d’accès et l’évaluation des situations vont être articulés par le modéle de “l’expérimentation collective” en vue d’une gestion durable et négociée de la ressource.
Au niveau du savoir-faire je peux, entre autres,
- analyser les spécificités contextuelles, territoriales ou communautaires, de l’action d’une institution et mobiliser les publics et les partenaires dans un cadre démocratique local, national ou international.
- mener une reflexion concernant les formes d’expression démocratiques dans la vie économique et sociale,
- identifier les différentes phases de développements des programmes d’action (construction des problèmes publics, formulation de solutions, décisions, application et évaluation).
- mesurer la réalité des nouvelles politiques locales sous l’aspect institutionnel, sous l’angle des pratiques professionnelles et démocratiques qui leurs sont propres.
- faire prendre conscience des enjeux de la gouvernance locale de l’eau et de l’articulation entre élus, citoyens et personnels techniques pour leur mise en oeuvre.
POSITION
Face à ces enjeux et défis posés par l’accès à l’eau pour tous au niveau mondial, le développement de savoir-faire et de technologies à même d’apporter des réponses satisfaisantes à une croissance de la demande d’eau sont privilégiés. C’est au nom d’une idée de réduction de la pauvreté, fondée sur une logique essentiellement techno-économique, que l’offre technique était présentée par les prescripteurs (bailleurs, financeurs, institutions d’aides, etc.) comme seul moyen pour favoriser l’accès à l’eau au plus grand nombre, par conséquent, atteindre les OMD.
Contrairement à cette conception largement véhiculée et qui prône la multiplication des infrastructures hydrauliques pour favoriser l’accès à l’eau au plus grand nombre, j’avance comme hypothèse générale que les seuls « savoir-faire » ne suffisent pas à appréhender toute la réalité au risque d’oublier toute une série de déterminations, de dimensions qui échappent à cette perception du progrès : il ne suffit pas d’implanter des installations d’eau potable pour que les populations qui devraient y avoir accès se comportent comme prévu. Toutes sortes de pressions politiques, religieuses, sociales et culturelles viennent entraver l’accessibilité à l’eau potable, tandis que les réseaux sociaux se complexifient et croisent différentes stratégies propres aux acteurs sociaux. Ces jeux, que perçoivent très peu les gestionnaires de l’eau, mettent à mal les efforts des acteurs du développement. L’intérêt de ce travail est de montrer, à ceux qui visent les Objectifs du Millénaire pour le Développement, les agences d’aides, que les solutions simplistes ne sont pas de mise et que toute action proposée doit être nécessairement précédée d’une double prise en compte : celle des situations réelles des bénéficiaires et la relation entre ces situations et les actions qui leur sont proposées.
FORMATION:
2008: Doctorat de sociologie à l’Université Paris IX (DAUPHINE): “Eau et développement: échelles, temporalitès, acteurs et enjeux autour de la gestion durable du service public de l’eau au Sénégal”
2008-2009: Master pro: ”Expertise sociale” (Action publique, action sociale). Université Paris X Nanterre
2001-2002: DEA: “Dynamique des organisations et transformations sociales“. Université Paris Dauphine (France)