La crise de l’eau : construction ou réalité ?

« L’eau enjeu majeur du XXIe siècle » ou encore « l’or bleu ». Autant de métaphores pour caractériser la ressource. Mais plus qu’une simple qualification de la ressource, ces appellations permettent de mettre en garde contre une crise mondiale de l’eau qui naîtrait de la raréfaction de la ressource. Cette crise, dont il est question, existe-t-elle réellement ou ne serait-elle pas simplement construite par des lobbys[1] ? Dans le premier cas, quels en seraient les mécanismes explicatifs et comment y remédier ? Dans le second cas, dans quelles perspectives alors ?

 Si, dans une perspective fonctionnaliste, la crise est perçue comme une rupture d’équilibre, caractéristique de dysfonctionnements, peut-on parler de crise de l’eau ? Des concepts comme « rareté », « pénurie » ou « tragédie annoncée » sont aujourd’hui utilisés pour définir la crise de l’eau. Celle-ci est le résultat d’une rupture d’équilibre entre une offre d’eau constante et une demande, sans cesse, croissante. Cette rupture, de par ses externalités négatives sur la santé, l’éducation, etc. est à l’origine de multiples enjeux. La crise dont il est question résulterait d’un état général de rareté de la ressource constaté. Deux notions sont généralement retenues pour appréhender cette situation de rareté : l’Etat d’alerte et l’Etat de pénurie. L’Indice international de Pauvreté en Eau (IPE) a été mis en place pour évaluer la crise mondiale de l’eau. Cet indice qui se base sur 5 mesures (ressources, accès, capacité, utilisation, impact sur l’environnement), en définissant la crise de l’eau, pays par pays, démontre et met en évidence les relations qui existent entre manque d’accès à l’eau et la mauvaise santé d’une part, la pauvreté en eau et la pauvreté du revenu d’autre part. Cet état de fait est à l’origine d’une prise de conscience progressive qui fera dire à Michel PRIEUR qu’« au XXIe siècle éclaterait une crise mondiale qui ne serait ni celle des missiles, ni celle du pétrole mais celle de l’eau ».

La rareté de l’eau résulte de la conjonction d’une multitude de facteurs parmi lesquels l’accroissement démographique, l’urbanisation rapide, le gaspillage et les multiples pollutions avec leurs effets externes induits.

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