Quand Malthus et HARDIN s’invitent au débat sur l’eau.

Le débat actuel sur l’eau qui oppose les champs de l’économie et de l’économie politique ne peut se comprendre sans une analyse diachronique en abordant les travaux précurseurs de Thomas MALTHUS et Garett HARDIN.

Au XIXe, dans son essai sur le principe de la population, Thomas MALTHUS fît une prédiction alarmiste qui jeta les politiques dans l’embarras. En étudiant la croissance démographique, il annonça qu’avec un tel rythme d’accroissement de la population mondiale, cette augmentation devancerait la production agricole. La conséquence inhérente à ce déséquilibre entre croissance démographique et agricole est une disharmonie entre les « bouches à nourrir » et l’offre alimentaire. Ainsi, cette disparité mènerait inéluctablement à des suites ininterrompues de famines, des pénuries alimentaires avec comme corollaire une mort prématurée qui viendrait, sous une forme ou une autre, frapper la race humaine. Cette vision des pénuries est transposée dans le débat sur l’eau.

 En 1968, le biologiste Garrett HARDIN développe la théorie dite de « La tragédie des communs » en réponse aux problèmes de la surpopulation de la terre, considérée comme un système fini. L’auteur, dans la perspective de Malthus, veut montrer que la terre ne peut pas, à long terme, assimiler la croissance démographique qu’elle vit. De ce fait, il est urgent que des décisions soient prises pour limiter la liberté de chacun de procréer.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :